lundi 7 juillet 2008

Volcan no7: "El Misti", 5822 mètres (Flo + Photos)

Depuis mon retour du Cañon del Colca, voilà 2 jours que je suis malade sur Aréquipa, de la mauvaise viande avalée et c'est la bérézina.... Mais heureusement Andy et Martina sont ok pour repousser le trek d'une journée, histoire que je recupère des forces.
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Quel trek? Celui qui dure 2 jours pour monter au sommet de "El Misti", un volcan encore actif visible d'Aréquipa, au sommet culminant à 5822 mètres d'altitude, un vrai défi!
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Extra journée repos donc pour aujourd'hui, un peu d'internet, un lunch avec Isa et je repars pour une petite sieste, il faut absolument je sois en forme pour demain car la montée risque d'être rude.
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En début de soirée, Andy, Martina et moi préparons nos sacs ensembles, surtout être bien sur de ne rien oublier. On a les en-cas, de l'eau pour 2 jours, les gants, les pulls, les duvets...., les affaires sont réparties entre chacun, prendre le minimum mais l'essentiel quand même car pas de chevaux pour porter cette fois-ci, les mules c'est nous! Et en plus demain, il faudra rajouter bouffe et tentes.
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Samedi 5 Juillet 2008, réveil 7h, pour une fois ce n'est pas trop tôt. Le 4x4 qui nous emmène au starting point, est prévu pour 8h.
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Ah oui, je ne vous l'avais pas encore précisé mais notre guide, Mickey, avec lequel nous avons organisé l'expédition, est une star sur Aréquipa. Enfin, une star, c'est un bien grand mot, disons que c'est un personnage populaire ici, car c'est lui entre autre qui a trouvé la fameuse momie gelée "Juanita" (enfant sacrifié au cours de rituels religieux, il y a environ 500 ans), ensevelie dans les montagnes avoisinantes et qui est maintenant exposée dans un musée. En un mot, l'homme connait bien la montagne aussi, Andy, Martina et moi sommes super heureux de grimper avec lui.
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8h donc Mickey est là. C'est le goodbye à Isa et nous voilà partis pour environ 1 heure de route, direction le point de départ du trek à 3400 mètres.
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Du point de départ... "El Misti"
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A l'arrivée, on finit de charger les sacs....bouhhhhh le mien doit peser au moins 10 kgs et encore je n'ai pas à me plaindre car ce sont Andy et Mickey qui se collent les 2 tentes.
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Ready to go... (Mickey, Andy, Martina & moi)
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La marche peut débuter, il est 9h30 du mat.
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Et là, c'est un peu l'étonnement dans l'équipe, car le rythme de pas de Mickey est super lent, c'est une montée à 2 à l'heure, les pauses sont régulières alors que l'effort reste mesuré et puis l'homme commence à nous raconter ses histoires, en espagnol bien sur, car l'anglais c'est pas son truc à Mickey.
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En montant, la vue sur "Pichu Pichu", une "petite" montagne voisine...
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Environ 5 heures de grimpée à un rythme très doux donc, notre super guide arrive même à nous piquer un petit roupillon en chemin: 3 minutes allongé entre 2 gros cailloux et voilà monsieur ronfle!
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"Ron piiij, rrrron pij...."
Le reste de l'équipe qui attend le réveil du boss...
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Bref, en début d'aprèm' nous arrivons les premiers à base-camp situé à 4600 mètres d'altitude. Pour ceux qui calculent bien, il nous reste donc 1200 mètres de dénivelé pour le sommet mais ça, c'est pour demain.
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Pour le moment, nous vaquons à nos occupations, c'est à dire essentiellement monter les tentes entre quelques très gros cailloux et installer nos duvets pour la nuit.
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Base-camp, 4600 mètres... moi, je dors dans la bleue...
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D'autres groupes arrivent pendant ce temps au fur et a mesure...Grandiose, il y en a un qui a un extra matela car avec Martina, on s'est évitées la besogne de les emporter jusque ici...trop lourd pour nos petites épaules et maintenant, comme qui dirait, vu l'état du sol...on regrette...
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Un peu plus tard c'est le diner, des pâtes thon-tomate, c'est pas si mal...
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La cuisine de Mickey.
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18h, la nuit est tombée sur "El Misti", je suis dans mon duvet à chercher le sommeil, le réveil est prévu de bonne heure demain.
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Vers 17h30, coucher de soleil sur la vallée...
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19h, Mickey débarque dans la tente (que l'on doit partager) avec une armée de Péruviens...enfin une armée, une fille et un mec qui prennent leur diner entre nos 2 duvets. En effet, depuis que le soleil est parti, il fait super froid dehors, alors ils se sont refugiés dans notre demeure de fortune, une odeur de sauce tomate envahie alors mon nid douillet... Bref, je comprends alors gràce aux explications de mon guide favori, que la moitié de leur groupe a disparu dans la nature mais surtout le plus important, c'est cette partie là qui avait leur tente.
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Un certain nombre de personnes débarque au fur et à mesure que la soirée s'écoule, pour trouver comment arranger la situation... Moi, c'est sur je ne dors plus du tout, c'est au contraire un exercice de compréhension en espagnol pour capter un temps soit peu ce qui se passe...
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Finalement, la chiquita va dormir avec nous et el señor ailleurs...à 3 dans la tente, c'est bien, il fera plus chaud mais c'est un peu serré, je m'accroche une partie de la nuit pour conserver un minimum d'espace vital.
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De 1h à 3 heures, tous les groupes partent au fur et à mesure...impossible de dormir donc, c'est le bordel à base-camp et ça, c'est sans compter les supers ronflements de Mickey...vous avez bien compris la nuit fut désespérement trop courte!
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Pour notre groupe, Mickey a choisit de partir plus tard, à 4h, levé donc à 3 avec un bon sandwich jambon-fromage et l'inévitable coca tea qui accompagne tous les treks...en fait je commence a m'habituer au goût de cette boisson locale et avec du sucre, ça passe pas si mal.
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La montée peut commencer, toutes les affaires restent à base-camp, nous avons pris le minimum pour les "quelques" heures de marche prévues.
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Le Trio des nez rouges...
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C'est en silence que l'on quitte le campement à notre tour, il fait nuit noire. 20 minutes à peine plus tard, Martina ne se sent pas bien, le mal des montagnes sans doute...elle s'asseoit par terre, difficile de se relever, elle a envie de vomir et de se taper la tête contre le sol.
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Impossible pour elle de continuer, la décision est rapide, elle retourne au campement....nous la laissons partir...10 minutes plus tard, inquiets de ne plus voir sa lumière dans la nuit, nous décidons à notre tour de redescendre...juste histoire de vérifier que Martina est ok, bien au chaud dans la tente et pas perdue quelque part en pleine montagne.
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OUf...she is there, in bed....enfin dans le duvet...Andy vérifie la situation et nous reprennons la montée du départ, il est alors 5 heures....
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Nous repartons de nouveau en silence, histoire de ne pas réveiller le monstre endormi, de conserver le maximum d'énergie possible et de ne pas disperser notre souffle si précieux à cette altitude.
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De là, je me cale juste derrière Mickey, pour suivre son rythme, ses petits pas lents, c'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour avancer à cette heure de la nuit. Andy quand à lui, a choisit de rester quelques mètres en arrière, histoire de grimper les sentiers à sa vitesse...d'une façon ou d'une autre, à chacun sa tactique, le but est le même pour tous: arriver tout là haut , à la croix...
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Une heure que nous sommes en chemin, je pose la question au chef: "Mickey, combien de temps pour le sommet...?". Je sais pertinement depuis le départ que c'est 5 à 7 heures pour le top, mais peut être que ça a changé après tout..."arrêtes de me poser la question Flo et concentres toi sur ta marche", voila les seules infos que j'obtiens du boss pour la journée!
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Je suis donc les conseils du chef à la lettre et me concentre sur chacun de mes pas, c'est l'un après l'autre, pour continuer à gravir la pente.
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Mais qu'est ce qu'il fait froid, l'eau de ma bouteille est gelée et je suis obligée de boire des glacons. Mes pieds sont frigorifiés, même en marchant impossible de se réchauffer, le soleil s'est levé, mais notre côté du volcan reste à l'ombre.
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L'ombre de "El Misti".
Le réveil de "Pichu Pichu"
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Seule solution à chaque pause, je retire mes chaussures pour frictionner mes pieds histoire de retrouver des sensations et comme little treat, il y a un thermos de coca tea tout chaud pour se revigorifier, une mini ration de la boisson chaude de temps à autres...ça aide!
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Le chemin qui emmène vers le sommet est difficile: de temps en temps, c'est un sentier de sable-poussière mais parfois des rochers à escalader qui coupent les jambes à chaque pas.
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On the way up...
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5h que l'on marche, Andy est fatigué et moi aussi, la montée semble de plus en plus fastidieuse, mais il ne faut pas craquer, pas s'arrêter, parfois on se demande ce qui nous pousse à continuer? Tout est dans la tronche et puis ça y est, on apercoit le sommet...enfin, il ne parait pas si loin mais...
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Encore au loin, le point culminant.
Mickey emmitouflé au max...
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Encore une demi heure pour arriver à 5600 mètres, le mini top en quelque sorte...le soleil est là, on souffle un coup...
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Pour la dernière partie, il nous faut une heure de plus, pourtant la croix au sommet semble si proche...Mickey nous demande si on souhaite y aller. Of course, on n'est pas montés jusque là pour s'arrêter en si bon chemin.
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La dernière partie est extrêmement difficile, l'altitude, la fatigue des 5h30 de marche, il nous faut faire 10 pas puis un long stop, 5 pas un stop, impossible d'accèlérer le rythme et cette p----n de croix qui ne se rapproche jamais...honnêtement une torture....un sacré challenge, je ne suis pas loin de craquer en cours de route... mais je suis pourtant si proche!
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C'est un soupir énorme lorsque j'atteins enfin le sommet, à peine l'envie de sauter de joie mais plus certainement celle de m'asseoir par terre pour un peu, juste le temps de récupérer et de réaliser l'effort fait.
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Mon arrivée au top... (si, si c'est moi sur la photo)
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Andy lui aussi arrive et nous avons super Mickey pour prendre quelques photos...biens méritées!
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Yeeeeeeeeeessssssss, we made it!!!!!
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En haut la vue est grandiose...
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Sacré trou, non?
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Mais what a walk!!!! We did it, Yeeeeeeeeeessss, je suis aux anges mais je crois que je n´ai pas encore bien réalisé, cela nous a fait la bagatelle de 6h30 de marche pour atteindre ce sommet de 5822 mètres, pas si mal non?
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Allez un sourire...
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La redescente par contre est une piece of cake. Pas le même chemin qu'à l'aller, mais a même la pente, en plein dans la poussière, nous descendons en sautant d'un pied sur l'autre comme dans du sable, une belle glissade...
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The way back.
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En une heure, nous retrouvons Martina à base-camp qui nous attend avec un sublime coup de soleil sur le nez (Oups, Andy avait gardé la crème). Elle est contente de nous retrouver et elle va beaucoup mieux mais est super déçue de n'avoir pu partager l'aventure avec nous...en ça, je la comprends, je pense que je serais dans le même état, mais elle est au début de son voyage et je suis sure qu'elle pourra remettre ça un peu plus loin dans les mois à venir.
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Pour le moment, c'est l'heure de remballer car avec tout ce temps mis à le gravir, nous sommes bons derniers à enfin dévaler le "Misti"....
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En bas le 4x4 nous attend, pour le retour sur Aréquipa. Chouette, chouette, je vais pouvoir raconter "mes exploits" à Isa autour d'un bon verre de vin!
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Honnêtement pour ma part après cette incroyable journée, je suis super ravie et fière d´avoir réussi à me dépasser et pense avoir fait assez de treks pour un petit moment, le "Misti" m'en a mis une bonne dose dans la vue...mais en y réfléchissant bien... dans quelques jours...let´s see....
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Bisous à tous,
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Flo